Les Bride-to-Be saison 2011 sont en pleine effervescence puisque leur grand jour approche à grands pas. Par conséquent, les commentaires et questions fusent.
Et je lis beaucoup ces derniers temps des petites choses qui m'attristent parce que, à part une wedbloggeuse, il n'y a rien de plus émotif qu'une future mariée. ON NE RIGOLE PAS AVEC SON MARIAGE !!
Je lis ou j'entends çà et là que d'aucuns se permettent de juger et de critiquer ouvertement les choix des fiancés, du faire-part au lieu de réception en passant par les accessoires de monsieur.
Je ne dis pas que nous avons fait le meilleur choix ni que c'est une excellente alternative aux jugements sévères, mais voici comment nous avons procédé pour éviter de batailler pendant des siècles avec nos familles respectives. Si cela peut aider celles et ceux qui débutent et ne se doutent pas encore de ce qu'ils vont bientôt affronter, ce sera toujours ça.
Dès le départ, l'Amoureux et moi-même avons décidé de financer tout ce que nous pouvions par nous-mêmes, pour éviter justement les "c'est moi qui paie, j'ai quand même un droit de regard". Ensuite, nos parents ont tenu à financer des choses, notamment les repas de leurs amis. Soit. On vous accorde ça.
Si vous ne pouvez pas vous permettre de financer la majeure partie de votre noce, ce qui est compréhensible, il faudra prendre sur vous et faire beaucoup de concessions, ce qui ne vous empêchera pas de dire quand vous n'êtes plus d'accord avec les décisions prises. En toute diplomatie si possible. Mais établissez bien dès le départ les points sur lesquels vous ne lâcherez pas un millimètre. Et que ce soit clair pour tout le monde.
Puis il nous paraissait évident qu'on voulait éviter toute ingérence des uns et des autres. On avait des idées arrêtées sur notre mariage, et on ne voulait pas entendre qu'on n'allait pas dans la bonne direction. De plus, quand vous voulez dépoussiérer un peu les traditions du mariage, sans prétention aucune, privilégiez plutôt l'effet de surprise, parce que sinon tout le monde tentera de vous décourager.
De là, on a prévenu nos parents et amis : on vous en dira le moins possible. J'ai tenté d'expliquer à ma mère le pourquoi de la chose, mais elle a compris "on n'en a rien à faire de votre avis". J'ai contourné le problème qui s'annonçait épineux par "et puis vous aussi, vous êtes nos invités, et on veut que vous appréciiez la journée comme tout le monde, avec un maximum de surprises". Ça passe bien mieux, ouf ! {Pas de copyright sur cette phrase, vous pouvez la réutiliser à volonté ;)}
Certes, ça n'empêche pas les questions, mais il faut tenir bon et ne rien dévoiler. Certes, parfois, on est tellement contents de soi que du coup, on se retrouve pris à son propre jeu parce qu'on ne peut pas partager ses trouvailles. J'avoue aussi que je suis paradoxale parce que ma maman ne posait pas beaucoup de questions alors je croyais qu'elle s'en fichait de notre mariage. Oui, je suis compliquée, mais je suis une fille, j'ai le droit !
Certes, il y a eu des tensions, surtout avec une personne de type masculin géniteur. Mais on s'est expliqué, on a crevé l'abcès (au bout de 5 jours de bouderie quand même) et après, l'Amoureux et moi, on a réussi à mener notre barque comme on l'entendait. J'espère qu'il ne faut pas en passer par-là pour avoir la paix, mais au moins, ça a été efficace. Je vous jure, pas une question pendant 5 mois !
Bon, les derniers jours avant le mariage, l'Amoureux et moi avons quand même senti l'angoisse monter chez nos parents et lors des repas familiaux, on pouvait imaginer toutes les questions qui s'accumulaient dans leurs esprits mais rien ne sortait, de peur de déclencher chez nous (moi) des larmes et des cris.
La morale de l'histoire, c'est...
Bah non, il n'y a pas de morale, parce que je ne suis pas là pour vous faire la morale, mais je voulais juste partager un bout de notre expérience. Et à force de me remémorer tout ça, je sens que je suis un peu tendue maintenant, parce que même s'ils ne sont pas nombreux, il y a quand même eu des instants sombres pendant les mois qui se sont écoulés, et que c'est toujours pénible de faire remonter ce type de souvenir. Mais comparé à d'autres mariages, nous savons que nous avons été relativement libres et surtout forts. Nous restons persuadés que nous avons eu raison de fonctionner ainsi. D'ailleurs nos parents ont finalement été enchantés par notre "travail" et nous ont dit à quel point ils étaient fiers de nous et de ce que nous avions réussi à mettre en oeuvre.
Allez les futurs mariés, gardez le cap, soyez confiants. Si vous avez des personnes fiables autour de vous profitez-en, et sinon, construisez votre bulle, vous verrez, à la fin, ça finit toujours bien !






































